20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 16:36

Côte d’Ivoire : Le Commandant Issiaka Ouattara dit WATTAO EST MORT !

source : www.ivoirebusiness.net

Wattao agonisant à la suite des combats de l
Wattao agonisant à la suite des combats de l'hôtel du golf. Source L'Est Républicain, journal français.

Le 20 décembre 2010 par IvoireBusiness – Le flamboyant Chef de guerre Issiaka Ouattara dit WATTAO, chef d’Etat-major adjoint des Forces

nouvelles (FN) est tombé les armes à la main, mercredi 15 décembre dernier lors de l’attaque des Forces de défense et de sécurité (FDS) sur l’hôtel du Golf. C’est ce que nous révèle une photo de notre confrère français l’Est Républicain, présent sur les lieux du drame, quelques minutes avant que ce dernier ne rende l’âme. Sur cette photo, on y voit un Wattao mortellement atteint par balles et agonisant. Autour de lui, ses frères d’armes habillés en tenue de camouflage des casques bleus de l’ONU, souvent en demi-saison et qui essaient de le soulager.
Tel Jonas Savimbi (le Gallo Negro), le redoutable chef de la rébellion angolaise de l’UNITA pendant 30 ans, passé lui aussi par les armes à la suite d’un raid de l’armée angolaise du MPLA du Président Dos Santos, Wattao est également couché hagard sur le dos.
Que la terre soit malgré tout légère à ce flamboyant chef de guerre, adulé par ses hommes et les femmes envers qui il savait être généreux, qui aimait la fête le whisky et la kalach.
Wattao avait emmagasiné une importante fortune lors de ses expéditions guerrières, notamment lors du casse des agences Bceao en zones sous contrôle des Forces nouvelles.
Il aurait pu jouir de ses milliards s’il avait su s’arrêter, car Wattao était accepté pas l’ensemble des ivoiriens depuis les accords de paix de Ouagadougou. Il n’hésitait pas à parader sans être inquiété dans les rues d’Abidjan.
Reconnaissable par sa légendaire brèche entre les dents, on disait de lui qu’il était milliardaire, roulant carrosse dans des mécaniques exclusivement américaines. Ses tenues militaires étaient soignées et il se croyait invincible. On le surnommait Wattao la joie.
C’est la raison pour laquelle, bardé de gris gris et autres amulettes, il n’a pas hésité à prendre le devant des opérations lors des combats de mercredi dernier devant l’hôtel du golf.
Sans le savoir, il livrait ainsi son dernier combat. C’est l’occasion de rendre un hommage à tous ceux et celles qu’il a passés par les armes. Justice leur est enfin rendue.
Que la terre lui soit malgré tout légère.

 

Harry’O

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